Dossier
de présentation de l'association
OPHEC
Office pour la
Promotion
d’Habitat Ecologique
Coopératif
et d’Habitat
à coûts et plus-Value Modérés
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Table des matières
A Motivations
qui ont conduit à la création de l’association
B Une
réponse : Société coopérative d’habitants = Habitat à plus-value
modérée
C Le
but de l’association
D Le rôle
de l’association
E Lexique
A Motivations qui ont conduit à la
création de l’association :
Un groupe de personnes à la
recherche d’un logement de qualité a fait les mêmes constats :
- La spéculation immobilière participe à l’appauvrissement de
la mixité sociale
Les personnes à revenu modeste ne peuvent plus accéder aux logements
sur le marché privé.
- Aucune
solution intermédiaire entre le logement social et le logement privé
Ces mêmes personnes sont soit contraintes de continuer à occuper les
logements sociaux, soit contraintes à s’éloigner de plus en plus loin
du centre-ville, entraînant un temps de trajet domicile travail plus
long et donc une perte de temps et de pouvoir d’achats.
- La
séparation des fonctions du bâti (logement, bureaux et commerces)
Cette partition appauvrit la cohérence et la richesse de l’espace
urbain, alors que l’expérience allemande en démontre l’intérêt :
? Optimisation de la consommation énergétique de l’immeuble (la chaleur
produite par le tertiaire en journée et réutilisée pour chauffer les
logements),
? Réduction des charges de l’ensemble de l’immeuble.
- Absence
de garantie de résultat sur les performances énergétiques du bâti
Une mauvaise mise en œuvre du système constructif peut réduire
l’efficacité énergétique d’un logement. Le DPE (diagnostic de
performance énergétique), rendu obligatoire depuis 2007 tout en étant
un mieux, reste insuffisant. En pratique, la charge du contrôle de
résultat est renvoyée à l’acquéreur, via l’analyse de ses consommations
d’énergies. Opération que l’acquéreur n’engagera probablement jamais
face au coût d’une expertise et face au parcours du combattant qu’est
une action en justice.
- Quasi-inexistence
de l’offre de logements répondant aux critères de la construction
passive et/ou bioclimatique.
L’objectif de rentabilité à court terme fait prendre en compte
insuffisamment les critères de performance énergétique et de conception
environnementale (bioclimatique ) comme la réduction des pollutions
intérieures des logements.
- Détérioration
du parc HLM
Les HLM rencontrent des problèmes de manque de responsabilisation de
leurs habitants qui se traduisent par une dégradation des espaces
communs.
- Quasi-impossibilité
de participer à la conception de son cadre de vie
Le candidat au logement est souvent dans l’impossibilité de demander
des modifications de l’aménagement d’un appartement, sauf surcoût
dissuasif, du fait que la commercialisation des programmes se fait le
plus souvent lorsque le dossier de construction est déjà réalisé et
figé. Et c’est encore plus exceptionnel qu’il puisse participer à
l’arbitrage dans un programme collectif, voire d’un projet
urbain.
B Une réponse : Société coopérative
d’habitants / Habitat à plus-value modérée
- Société coopérative d’habitants :
Une société coopérative d’habitants regroupe des personnes qui
regroupent leur capacité d’investissement pour acheter un foncier,
construire et gérer ou réhabiliter des logements qu’ils acquerront ou
loueront, sans objectif spéculatif.
La coopérative d’habitants permet un accès à un logement de qualité, à
un prix accessible à la majorité. L’implication des coopérateurs, les
efforts de mutualisation de moyens d’investissement et le souhait
d’éviter les intermédiaires permettent d’offrir des prix d’acquisition
et des loyers inférieurs aux prix du marché qui reflètent le coût réel
d’investissement, d’exploitation de l’immeuble dans lequel ils vivent.
La coopérative est :
- le promoteur et le maître d’ouvrage d’un projet de
construction ou de réhabilitation,
- le propriétaire du bâti,
- le propriétaire du foncier ou d’un bail très long terme
de location du foncier,
- le gestionnaire en tout ou partie de la copropriété.
Le coopérateur est :
- propriétaire d’un unique droit de vote,
- propriétaire
d’un nombre de parts sociales de la coopérative proportionnel aux
apports versés lors de la création de la coopérative ou de l’entrée
dans la coopérative,
- locataire de son logement. Les loyers sont calculés selon
le coût de construction, le m2, l’étage et le confort.
- Plus
value modérée :
Un contrat engage le coopérateur à ne pas revendre son droit vote et
ses parts sociales au dessus d’une plus-value calculée suivant une
fonction définie lors de l’achat des parts et révisable chaque année
lors de l’assemblée générale par un vote à l’unanimité Le coopérateur
pourra se faire rembourser tous ses travaux d’amélioration des parties
privatives sur présentation de factures.
Le principe de la plus-value modérée permet de faire en sorte que le
parc de logements ainsi créé reste accessible à la majorité sur le long
terme.
- Démocratie
La société coopérative d’habitants est un cadre juridique qui repose
sur les valeurs d’égalité, de transparence dans la gestion et de
participation de chacun aux décisions. La démocratie s’y applique selon
le principe "une personne = une voix". Le système de gestion de la
coopérative et les valeurs lui sont liées favorisent l’intégration de
tous les habitants dans la vie de l’immeuble.
- Respect
de l’environnement
Les sociétés coopératives d’habitants inscrivent dans leur statut que
l’habitat prend en compte des critères écologiques : choix de matériaux
sains et à faible impact environnemental, de provenance locale,
conception du bâtiment en fonction de contraintes liées à l’énergie
(orientation), utilisation d’énergies renouvelables, économies d’eau,
installation de composteurs, etc. Ces choix engendrent une moindre
pollution et une faible émission de gaz à effet de serre.
C Le but de l’association
- Promouvoir une offre de logements, complémentaire de celles
de l’offre publique (HLM) et du secteur libre, pour faciliter :
- l’accès aux logements aux personnes à revenu modeste,
o la responsabilisation, la convivialité, l’implication dans la vie du
quartier,
- la mixité sociale, intergénérationnelle,
o la mixité des fonctions du bâti (logement, bureaux et
commerces)
- une architecture et un urbanisme bioclimatique2.
- D’aider
à la création et au développement de projets immobiliers collectifs
respectueux de l’environnement et à plus-value modérée.
D Le rôle de l’association
L’association
OPHEC accompagne des
candidats à l’accession à la propriété ou à la location pour
s’organiser en société coopérative d’habitants, maître d’ouvrage pour
la construction ou réhabilitation de bâtiments dans le respect des
critères de la conception passive , et bioclimatique, et offre une aide
à :
- l’écriture du projet,
- la recherche et la négociation du foncier,
- la
constitution d’une société coopérative (accompagnement juridique et
administratif, formation aux principes coopératifs et à l’organisation
de la coopérative),
- la gestion administrative de leur projet au
quotidien,
- le montage du dossier de financement (ingénierie
financière),
- la sélection des bureaux d’études, de l’architecte et du
maître d’œuvre,
- la prescription du système constructif
(passifs/bioclimatiques privilégiés),
- la
prescription de tests de qualification de la bonne mise en œuvre du
système constructif et plus particulièrement de la performance
énergétique,
- Faire la levée des éventuelles réserves.
Enfin, Capitaliser l’expérience acquise sur tous les projets de
sociétés coopératives d’habitants.
- L’association OPHEC aura aussi pour vocation :
- d’Informer
le grand public sur ce mode d’habitat et de présenter comme une
alternative pertinente au parc locatif privé et aux grands ensembles de
logements sociaux.
- Développer de nouveaux partenariats
(collectivités locales, acteurs du monde du logement, etc.) pour
enrichir les services offerts aux coopératives, faire connaître le
projet et l’association, et confronter le projet à l’avis et la
réflexion d’acteurs variés.
E Lexique
- Qu’est-ce que l’architecture passive ? ( inspiré du site
Passiv-On )
Un
bâtiment « passif » consomme 90% d'énergie de moins qu'une construction
existante. Et même 60% d'énergie de moins qu’une maison construite sous
la réglementation thermique 2005, (15kWh/m2/an contre 85kWh/m2/an).
L’ère des énergies fossiles bon marché, qui aura duré environ 100 ans,
est presque terminée. Durant cette époque, de nombreux systèmes
mécaniques et électriques ont été développés pour chauffer, rafraîchir,
ventiler et éclairer l'intérieur de nos bâtiments. Le développement du
traitement mécanique des ambiances intérieures a eu pour conséquence
que l'enveloppe du bâtiment a cessée d'être le régulateur principal de
l'impact du climat sur l'environnement intérieur, et que les
architectes se sont ainsi déchargés de leurs responsabilités
environnementales sur l'ingénieur. Cependant, des architectes et
d’ingénieurs ont pris conscience de la nécessité d‘une réduction de
notre dépendance aux énergies fossiles et ont montré l’intérêt d’une
architecture conçue pour contrôler l’environnement intérieur en
fonction des saisons et des variations climatiques. Ceci a conduit à
une redécouverte des principes du contrôle environnemental, à travers
le choix de la forme même des bâtiments, leur orientation, la
disposition des ouvertures et la performance thermique des matériaux.
L’Architecture Passive est un terme générique, utilisé pour définir une
approche stratégique de conception architecturale dont l'objectif est
triple :
• une limite maximale de consommation d'énergie (pour le chauffage, la
ventilation, l'éclairage et la climatisation),
• une exigence de qualité (confort thermique),
• une exigence de maîtrise du coût de construction.
- Qu’est-ce que l’architecture Bioclimatique ?
Maison
passive + Exploite les ressources soleil, terre, végétation, comme une
composante active des limitations de ses besoins en énergie.
- Qu’est-ce que l’architecture maison Saine ?
Maison
bio-climatique + Habitat dont les matériaux sont choisis pour leur
qualité environnementale.